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✨ Entre deux temps : repenser l’avant-nouvel an autrement

  • 29 déc. 2025
  • 4 min de lecture


À la fin de l’année, un étrange entre-deux s’installe :le mois de décembre n’est plus tout à fait novembre, la nouvelle année n’est pas encore là.

C’est un temps intermédiaire, un intervalle, un espace en suspens où l’on est souvent attendu — par les autres, par les traditions, par ses propres attentes.

Pour beaucoup de femmes ayant traversé des expériences de violence ou des traumatismes, ce temps n’est ni joyeux ni dynamique. Il est souvent incertain, sensible, voire ardu. Et si, plutôt que de chercher à “rattraper” cette période pour la rendre lumineuse ou festive, on commençait par la repenser comme un espace vivant, porteur d’un mouvement intérieur qui prépare doucement l’année à venir ?



🌀 L’entre-deux n’est pas un vide : c’est un seuil

Entre la fin d’une année et le début d’une autre, il est tentant de vouloir tout boucler, tout clore, tout réussir d’un coup. Mais ce temps n’est pas une ligne droite :

  • Ce n’est pas un point à atteindre.

  • Ce n’est pas un moment que l’on “réussit” ou “rate”.

  • Ce n’est pas non plus seulement une transition vers une liste de résolutions.

Il s’agit plutôt d’un seuil, un moment intermédiaire où l’on peut écouter ce qui est vivant en soi, même s’il n’y a pas encore de certitudes. Ce seuil peut être observé comme un passage intérieur — une manière d’entrer progressivement dans la nouvelle année sans se presser, sans se juger et sans se forcer.


🔄 L’entre-deux comme moment d’ajustement


Ce temps, souvent chargé d’attentes sociales, peut aussi être vécu comme une période d’ajustement :


Faire la paix avec ce qui a été

Plutôt que de tout évaluer, de faire le bilan de façon exhaustive ou d’accumuler des regrets ou des exiges élevées envers soi-même, on peut :

  • accueillir ses sensations du moment,

  • noter ce qui a été éprouvant ou léger,

  • reconnaître ce qui demande encore du temps.

Ce n’est pas un exercice de performance, mais d’écoute.


Réintégrer ce qui est réel

Loin des injonctions du “rire”, “profiter”, “être joyeuse”, ou “réussir ses fêtes”, il y a une **vie intérieure », parfois simple, parfois silencieuse, souvent sous-estimée. Ce rythme lent et discret est une forme de sécurité intérieure, un repère précieux avant d’entrer dans une nouvelle année.



🌿 Le passage comme acte de soin


Ce temps d’avant nouvel an peut être transformé en acte de soin conscient plutôt qu’en course à la performance émotionnelle.

Cela passe par :

  • l’écoute de votre énergie réelle, pas celle qu’on vous dit d’avoir ;

  • l’accord de pauses sincères, même quand “tout le monde” est occupé à faire autrement ;

  • l’accueil des émotions variées, y compris celles qui ne sont pas “festives” ni façonnées pour plaire aux autres.

C’est en respectant votre rythme — et non en le comprimant — que ce seuil devient un espace de transformation, un lieu où on peut doucement se repositionner.



🗓️ Ne pas confondre relance et reprise


La pression des résolutions de début d’année peut donner l’impression qu’il faut absolument “repartir de zéro”. Pourtant, ce que vous vivez aujourd’hui dans cet entre-deux n’est pas à effacer : c’est à intégrer.

Ce qui a été vécu, ressenti, accueilli et même toléré — même silencieusement — constitue une base.

Et cette base, loin d’être un point de départ vide, est un axe intérieur sur lequel vous pouvez vous appuyer pour avancer.



💌 En vous souhaitant…


... un temps de fin d’année qui ne soit pas une performance, mais une vraie présence à vous-même.

... que ce moment d’entre-deux devienne une étape — douce, fidèle à votre rythme — vers l’année nouvelle.

... que chaque respiration, chaque sensation, chaque petit geste d’écoute soit un indice de votre cohérence intérieure, et non un signe de ce que vous “devez” faire.

... que l’année qui s’annonce ne soit pas une course, mais une suite continuée de votre propre chemin, à votre mesure.



➡️ Pour aller plus loin...

Si vous souhaitez approfondir ce temps particulier, j’ai exploré des aspects de ce seuil — en lien avec la sensibilité accrue, le corps, le rythme interne et la présence à soi — dans les épisodes de podcast publiés ce mois-ci.

Ils offrent des perspectives complémentaires qui peuvent vous accompagner dans ce moment de l’année.


• Les fêtes de fin d’année : ne pas se sentir à la fête après un traumatisme — C’est normal ?

Quand les lumières des fêtes ravivent la solitude ou la douleur, il est normal de se sentir à contre-courant. Cet épisode invite à la bienveillance envers soi.

• La Belle au corps dormant – Chapitre 3 : La première lueur

Parfois, Belle réapparaît brièvement, dans la sécurité d’un regard aimant ou d’un instant suspendu.

Des éclairs d’existence, fugaces mais puissants.

• Murmures du soir | Épisode 1 : S'envelopper de douceur 

Une parenthèse apaisante, guidée par la lumière et la douceur, pour vivre les fêtes de Noël plus sereinement.

• La Belle au corps dormant – Chapitre 4 : Fatigue d’âme 

Isa avance pour deux, toujours en tension, toujours fatiguée.

Personne ne voit son combat. Elle-même oublie qu’elle est profondément courageuse.


Ces épisodes sont tous disponibles sur le podcast si vous souhaitez approfondir ce thème avant d’entamer la nouvelle année.


📩 Besoin d’un petit coup de pouce pour démarrer ?


Je vous propose également un guide gratuit pour mieux comprendre le traumatisme et amorcer en douceur une reconnexion à vous-même.


🌿 Et si vous avez envie d’un accompagnement plus profond, mes retraites bien-être offrent un espace sécurisant pour explorer, relâcher, respirer… et renouer avec soi. Toutes les infos sont à retrouver ici :

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