Retrouver un espace sûr en soi : un chemin essentiel quand la vie a été trop dure
- Nathalie GUZZETTA
- 1 déc. 2025
- 4 min de lecture

Chaque fin d’année porte une énergie particulière. Novembre, souvent, est un mois de transition : un passage où l’on commence à sentir que quelque chose en soi réclame de ralentir, de se recentrer, de revenir à l’essentiel.
Pour de nombreuses femmes ayant traversé des expériences difficiles, ce mois agit comme un baromètre intérieur : il révèle la fatigue accumulée, la sensibilité qui s’affine, les émotions qui se réveillent. Non pas pour alourdir, mais pour guider.
Et quand ce mois agit comme un révélateur, il devient plus difficile d’ignorer ce que votre corps et vos émotions murmurent depuis longtemps. C’est là que commence un autre voyage : celui où l’on écoute enfin ce qui veut se dire.
Quand le corps et les émotions racontent encore l’histoire
Après un traumatisme, les émotions ne suivent pas toujours un chemin logique. Elles surgissent, se retirent, débordent, s’éteignent, reviennent.
Cette fluctuation n’est nullement un défaut : c’est la manière dont le système nerveux tente de retrouver un équilibre après avoir vécu l’impensable.
Dans cette phase, beaucoup de femmes se jugent : « Pourquoi je réagis comme ça ? Pourquoi c’est si fort? Pourquoi maintenant ? »
En vérité, ces réactions sont des signaux de protection. Elles indiquent que votre psychisme essaie encore de vous garder en sécurité, même si cela vous semble déroutant.
Revenir vers soi, c’est avant tout comprendre ce langage-là : celui d’un corps qui n’a pas encore fini de dire ce qu’il a vécu.
La dissociation : lorsque l’on avance en se sentant à moitié vivante
Une autre dimension essentielle, souvent méconnue, est celle de la dissociation.
Elle ne se voit pas, ne s’entend pas, mais s’éprouve profondément : impression d’être « à côté », de fonctionner en pilote automatique, de se sentir épuisée même après une journée « normale ».
Cette distance intérieure est une adaptation, pas un échec. C’est une intelligence profonde du corps traumatisé : une façon de continuer à avancer quand tout a été trop violent pour être vécu pleinement.
Revenir vers soi, c’est reconnaître cette séparation — sans la brusquer — et laisser doucement revenir les parts de vous qui ont dû s’éloigner pour survivre.
Un refuge intérieur : se réancrer quand le monde extérieur devient trop bruyant
Le retour vers soi passe aussi par la création d’un lieu intérieur où vous pouvez respirer, vous déposer, vous retrouver. Un lieu imaginaire, symbolique, corporel — peu importe sa forme — mais où vous n’avez rien à prouver.
Dans les périodes d’intensité émotionnelle et relationnelle, comme celles de fin d’année, ce refuge devient essentiel. Il permet de relâcher la pression, de sortir du bruit, de revenir à votre rythme plutôt qu’à celui imposé par l’extérieur.
Revenir vers soi, c’est apprendre à réhabiter un espace sûr — même minuscule — pour pouvoir ensuite se réouvrir au monde à votre manière.
Décembre : ralentir, se recentrer, choisir ce qui compte vraiment
Les fêtes de fin d’année charient parfois une injonction à la joie, à la convivialité, à la disponibilité.
Pour certaines, cela crée un décalage douloureux :« Je devrais avoir hâte… mais je me sens lourde. »
Ce décalage n’est aucunement un problème — c’est un signal.
Décembre peut devenir un mois où l’on se recentre sur l’essentiel : ✨ ce qui vous nourrit vraiment ✨ ce qui vous apaise ✨ ce qui vous offre un sentiment de sécurité ✨ ce à quoi vous avez envie (ou non) de participer
C’est exactement l’esprit du Calendrier de l’Avent bien-être que j’ai créé : vous accompagner à votre rythme, jour après jour, à prendre un petit temps pour vous — même 2 minutes. Un moment pour respirer, revenir dans votre corps, ou simplement vous poser.
Dans un mois souvent dense et émotionnellement chargé, s’offrir ces micro-espaces est un acte de soin fondamental.
💌 En vous souhaitant…
… de trouver, en ce début décembre, un espace où vous déposer. Un souffle. Un refuge.
... un endroit où votre corps, vos émotions et votre cœur peuvent se rassembler, doucement.
... de traverser cette période de fêtes non pas comme une obligation, mais comme une invitation à prendre soin de vous.
➡️ Pour aller plus loin...
Les quatre épisodes de novembre ont exploré, chacun à leur manière, ce même chemin intérieur :
• Les réactions émotionnelles après un traumatisme — C’est normal ?
Comprendre vos émotions pour cesser de vous juger.
• La Belle au corps dormant – Chapitre 1 : La déchirure
Une métaphore de la fragmentation intérieure après la violence. • Épisode 7 : La cabane intérieure — Méditation guidée
Retrouver un refuge en soi, concret, ressourçant, apaisant.
• La Belle au corps dormant – Chapitre 2 : La vie d’Isa
Avancer malgré la dissociation et l’épuisement invisible.
Ces épisodes sont tous disponibles sur le podcast si vous souhaitez approfondir ce thème avant d’entrer pleinement dans l’hiver.
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Je vous propose également un guide gratuit pour mieux comprendre le traumatisme et amorcer en douceur une reconnexion à vous-même.
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